Lazaretto – Jack White : espiègle et chevronné

Jack WhiteJack White reprend Jay-Z, Jack White rejoint Beck sur scène, le label de Jack White lance une maison d’édition, Jack White reprend Jimi Hendrix, Jack White fait la gueule au Chicago Cubs Game. Bref ! Jack White est partout.
Et si après les White Stripes, les Dead Weathers, son album solo Blunderbuss, et ces cinglantes paroles sur l’industrie musicale et sur les Black Keys, vous vous demandez encore pourquoi il fascine tant, la réponse est peut-être sur son dernier album.

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Le 10 juin, après une longue campagne de com’ on ne peut plus travailler, et des mois d’attente, Jack White, a.k.a le maître du rock moderne sortait son dernier album, Lazaretto. Depuis une semaine, les critiques sont presque unanimes : Lazaretto est un excellent album, il repousse les limites de la création et force le NME à poser la question sur sa Une de la semaine dernière « Jack White : Genius or Madman ? » (Génie ou Fou ?). Question légitime quand on voit à quel point le musicien se donne du mal pour, à la fois innover et faire parler de lui : idée du vinyle Ultra, avec des morceaux surprises cachés, record du single le plus rapide du monde (enregistré, pressé, distribué en 3h21!),  déclarations arrogantes sur Meg White et The Black Keys, clip visuellement très réussi pour le hit Lazaretto… Mais pour ce qui est de la musique…

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Live Report – The Strypes @Le Grand Mix Tourcoing

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The Strypes, c’est mon groupe coup de cœur depuis l’an dernier. A seulement 16 ans, ces p´tits irlandais de Cavan font l’unanimité chez les critiques. Je n’ai son pas hésité une seconde à passer ma soirée au Grand Mix à Tourcoing pour pogoter sur leur ryhtm´n’blues enflammé !
Je vous livre ainsi dans le Peuple du Rock, un live report dont les mots employés sont encore faibles en comparaison à l’inoubliable concert auquel j’ai assisté.

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The Strypes sur scène : les Seventies réincarnées

Il y a presque six mois, Le Peuple du Rock vous parlait du premier album d’un tout nouveau phénomène: The Strypes. Quatre gamins irlandais, d’une moyenne d’âge de 16 ans, faisaient irruption dans le milieu du rock avec un rythm & blues étonnant et fantastiquement vivifiant. Mercredi 23 avril, The Strypes est passé faire un tour au Grand Mix à Tourcoing (région Lilloise) pour un concert des plus mémorables. Mon oreille droite en siffle encore. Certes, c’est un peu inquiétant. Cela fait quelques jours que le concert des jeunes Strypes a eu lieu et je dois avouer que je n’en suis toujours pas revenue.

Une heure avant le concert, la salle du Grand Mix est déjà prise d’assaut. Le public a l’air d’’être de tous âges, de 15 à 60 ans environ : la musique des Strypes semble combler le fossé générationnel que l’on connaît…

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Groupes amateurs : naufragés ou espoirs du rock ? (Episode 1)

Après de long mois sans publication, j’ai enfin ressorti les outils pour pondre un mini-dossier sur les groupes amateurs et leur évolution dans le contexte difficile qu’est notre époque ! Obsolete Radio sont les premiers à passer au scanner.

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Il y a 40 ou 50 ans, ils auraient pu être à la place des Sex Pistols, au CBGB ou à la Factory de Wharol. Un impressario les aurait repérés, un label aurait financé leurs projets, bref, on serait venu les chercher. En 2013, la situation est radicalement différente. Entre l’industrie du disque en décomposition et les radios commerciales qui diffusent inlassablement les même choses, il n’y a plus beaucoup de place pour les jeunes groupes talentueux qui font la musique qu’ils aiment, (et pas celle qui se vend). Comment se porte réellement la scène amateure aux ambitions légitimes ? Comment ces jeunes rockeurs parviennent-ils à faire vivre leur musique dans une époque où les gens ne sont plus là pour les écouter ? Comment voient-ils leur avenir et celui du rock aujourd’hui ? Pour répondre à ces questions, j’ai rencontré de jeunes groupes de rock, tous différents, avec leur…

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IS TROPICAL + PAN AURORA: premier concert de la saison.

>> IS TROPICAL + PAN AURORA: premier concert de la saison.

La cave aux poètes, c’est un endroit un peu hors du temps, qui offre des concerts incroyables et intimistes de groupes fort peu connus mais toujours talentueux. En octobre, ce sont les excellents IS TROPICAL, qui se produisait à la cave, pour un moment qui devait s’annoncer génial, mais qui aurait déçu “Lutra Lutra”, personnage un peu barré, auteur du blog que voici. Avec une écriture drôle, et jamais ennuyeuse, on se fiche pas mal en fin de compte, si Is Tropical a été décevant, pourvu que la lecture nous plaise : IS TROPICAL + PAN AURORA: premier concert de la saison.

#205 – Jubilee Street

L’illustre Nick Cave

Nick Cave, c’est une figure emblématique du rock et (bizarrement) une idole chez les Punks. Peut-être parce que Nick ne fait rien comme tout le monde. Il est fascinant et mystérieux, et ça s’entend dans sa musique. Le grand fan d’Elvis Presley a sorti un album l’an dernier “Push The Sky Away”, étrange et planant. Dans Let’s Rock Today, Matt nous raconte son impression sur “le monstre” comme il dit, et sa critique sur Jubilee Street (meilleur morceau de l’album, d’après moi bien sûr.)

#205 – Jubilee Street.

Gush : le coup de foudre

Il y a 3 ans, mon paternel me fait lire un article dans Rock & Folk sur un groupe français, je cite, de “pop kaléidoscopique”. Intriguée, j’écoute d’abord Let’s Burn Again. Déjà charmée, j’enchaîne avec I Just. Là, c’est le coup de foudre. Un rock un peu dur, alterné avec un refrain funk et groovy, je suis conquise. Le mix est osé et réussi. D’ailleurs j’aime tellement Gush, qu’après les douzaines d’écoutes de leur album, j’envoie un message empli d’amour et d’admiration via Facebook à un des membres du groupe, Yan. Et puis j’attends. Deux ans plus tard, je reçois à ma grande et agréable surprise, une réponse du dit Yan, pleine en remerciements et en attention (“merci pour ton message fabuleux et encourageant“) et même un mot d’excuses pour le “retard”. Non vraiment, avec Gush, l’idylle est absolument parfaite. Portrait.

De g. à dr. Yan Gorodetzky, Matthieu Parnaud, Vincent et Xavier Polycarpe.

Gush, groupe pop-rock français, originaire des Yvelines, est un doux mélange de psychédélisme et de rock seventies. Véritable entreprise familiale, ce sont deux frères Xavier et Vincent, accompagnés des cousins Matthieu et Yan qui créent le groupe en 2004. Leur premier et très bon album “Everybody’s God” est un dégradé de brit pop “flower power” (notamment avec Let’s Burn Again) et d’expérimentations rock électronique. Par exemple, You Really Got Style débute sur un ton froid et carré avant de se transformer en morceaux funky pop, dans un style années 70 remarquable. Sons à la fois neufs et rétros, Gush reprend les codes du rock progressif (par exemple avec P-nis) : on retrouve des harmonies vocales, agréables et techniquement correctes (Jealousy ou Let’s Burn Again). Dans une interview disponible dans la version numérique de leur album, ils déclarent être influencés par les Beatles (flagrant avec le morceau Remedy, qui rappelle sensiblement la période “Ravi Shankar” de Harrison), les Beach Boys, et par de différents univers musicaux (du reggae à la soul en passant par le blues). La petite particularité de Gush, c’est sa formation. En effet, excepté Vincent, batteur attitré du groupe, aucun d’entre eux n’a de poste fixe à un unique instrument. Ainsi, il arrive que Matthieu et Yan s’échangent la basse et la guitare, pendant que Xavier pianote au clavier en attendant son tour pour la guitare. Tous sont compositeurs et chanteurs, et c’est le grand atout du groupe, qui casse un peu le code classique des formations traditionnelle rock (basse, guitare, batterie et parfois clavier.) De même qu’en concert, le batteur n’est pas exclu dans le fond de la scène, comme on  le voit souvent, car tous les quatres se positionnent à même hauteur, offrant au publique une plus grande complicité entre eux.

Vincent Polycarpe a été le batteur de l’album “Jamais Seul” de Johnny Hallyday.

Scéniquement, Gush a fait ses preuves : le groupe a assuré les premières parties de -M- en 2009, et a sillonné la France à travers festivals et concerts. Talentueux, jeunes et sympathiques, les membres de Gush sont proches de leur public, leur concerts se faisant dans les petites salles obligent ! Leur prochain album ne devrait pas tarder à paraître (peut-être d’ici 2014 ou 2015 ?) et on l’espère aussi bien, voire mieux, que le précédent. En attendant, on écoute Everybody’s God, parce que ça fait du bien, un groupe comme Gush au XXIème siècle. Ça rassure, même. ▪

Parce qu’on aime :
• “I Just”, un de leur premier morceaux en studio, disponible sur Youtube.
• L’interview en promotion de l’album “Everybody’s God”, ici.
• Leur site internet avec dates de concerts, écoutes gratuites… juste .
• Les incontournables page Facebook et Twitter pour suivre toute l’actu du groupe.

Live Report : Queens of The Stone Age au Trianon – 19 Juin 2013

Queens of The Stone Age a fait son come back avec le très attendu “…like clockwork” sorti le 3 juin dernier.

Queens of The Stone Age, c’est LE retour que les rock stoner attendaient tous depuis un bon moment ! Si vous n’avez pas pu assister à leur dernier concert au Trianon, un chouette Live report, publié par Flobelon sur les Dépêches, vous retranscrit en globalité, l’ambiance enflammée auquel on eu droit le public, ce 19 juin 2013.

Live Report : Queens of The Stone Age au Trianon – 19 Juin 2013.

Le rock va s’en sortir docteur ?

Ces dernières semaines, nous avons enterré deux artistes rock reconnus dans le monde de la musique : Ray Manzarek et Trevor Blender. Le premier était le très célèbre co-fondateur et claviériste des Doors ; le second, le bassiste de Spider from Mars et accompagnateur de David Bowie sur scène. En mars dernier, c’était Alvin Lee héros de Woodstock qui nous quittait, ainsi que Richie Havens, fan éternel de Bob Dylan… Daniel Darc aussi s’éteignait dans son appartement quelque part dans le onzième arrondissement de Paris, en février 2013.

Toutes ces disparations de plus en plus récurrentes ont commencé à m’inquiéter. A qui le tour demain ? Mick Jagger ? Nick Cave ? Chaque fois qu’un grand artiste s’éteint, c’est comme si je revivais le jour où mes parents m’ont avoué que le Père Noël n’existait pas. Jon Lord en 2012 et Michael Jackson en 2009, ont été les premiers à me rappeler que non, les génies de la musique ne sont pas immortels. Et pourtant, comme on le voudrait ! Des Rolling Stones éternellement jeunes, des Guns & Roses sans l’orgueilleux et médiocre Axl Rose d’aujourd’hui, Led Zeppelin toujours actif avec John Bonham plus en forme que jamais… Utopique, idéal. Mais la vérité (triste comme souvent) est toute autre : nos stars du rock vieillissent, deviennent sages, ne se droguent plus (ou le font moins), chantent la Vie en Rose, posent pour Vuitton, vendent leurs places de concert entre 200 et 500 € pour des performances moyennes. Mais non. Je ne ressasserai pas le passé, je ne prêcherai pas la parole du « Avant c’était mieux » selon St Papy verset 12. Certes, le rock n’est plus ce qu’il a été autrefois, les grandes figures ont changé ou disparu, et les nouveaux peinent à se montrer. Les artistes n’évoluent plus dans le même monde que celui des années 60.

Sur cet album, vous pouvez écouter Iggy chanter la Javanaise et Syracuse. Si, si c'est vrai.

Sur cet album, vous pouvez écouter Iggy chanter la Javanaise et Syracuse. Si, si c’est vrai.

Aujourd’hui, les vrais artistes galèrent dans un monde où le titre : Quand il pète il troue son slip est en top vente sur iTunes, dans un monde où un coréen sans talent fait plus de buzz que la tournée en France de Neil Young, où on compare sans pudeur les One Direction avec les Beatles, où Louis Bertigniac est juré pour The Voice, où on arrive à croire que les Daft Punk soient Charlie et Lulu, dans un monde où musique veut dire fric, dans un monde où l’Auto tune règne en maître sur les scènes, où les jeunes ne comprennent pas la valeur d’un album et téléchargent immodérément, dans un monde où les maisons de disques ont oublié le sens du mot « talent », où les chanteurs d’un tube sont des éditions limitées très vite oubliées, dans un monde où les producteurs ont choisi l’esthétique plutôt que la musique. Et pourtant, ils sont partout, les talents, les audacieux, les ambitieux, ceux qui rêvent de Kurt Cobain et des Sex Pistols, les guitaristes qui imitent Rory Gallagher, les batteurs qui s’imaginent en futur Keith Moon, les chanteurs et songwriters à la Nick Drake et à la Patti Smith, les ados plein d’étoiles dans les yeux devant les vinyles de leurs parents. Ils sont nombreux, ceux qui se reconnaissent quand on leur parle de rock. Il y aura toujours un mec, une gosse, qui tombera sur un CD des Clash, et qui se dira : « Hé ! pourquoi j’pourrais pas faire pareil ? ».

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Les légendes ne meurent pas et dans un monde où les vieilles choses se conservent bien, le rock est loin d’être enterré. Le rock, c’est un patrimoine, qui ne cesse d’être transmis. Peut être qu’on ne fera plus rien de nouveau dans le rock et que de nos jours, il n’y a pas de jeunes rockeurs qui savent encore vendre des millions comme le fait Lady Gaga ou Katy Perry, et ce, depuis Nirvana. Est-ce que pour autant il n’y a plus de talent post-punk, ni de futurs grands jazzmen, ni de virtuoses de la basse ou de la guitare ? Une tête bien pensante m’a dit une fois : « Il y a des génies à toutes les générations. Il faut juste les trouver. »

Alors si du rock il ne reste que des braises, et bientôt que des cendres, j’attendrais de le voir renaître. Si l’industrie du disque ne veut plus dénicher des véritables talents pour nous, on le fera nous-mêmes : dans les tremplins, dans les festivals, sur Internet. Mais pas chez les grands labels.

L’ENFANT VODOO

TOP 4 des classic rock de plus de 3 min.

Interdit au moins de 3 minutes !

La musique, comme au théâtre, a longtemps dû suivre une éthique à respecter sous peine de blâme. Et dans cette éthique, la règle sur le temps était comprise. Ainsi, il était bien vu de faire un Opéra de quatre heures au XIXème, alors qu’Elvis Presley, à ses débuts, ne dépassait pas les deux minutes réglementaires (et financièrement plus rentables…) Aujourd’hui, la norme veut que les chansons de pop traditionnelles se situent entre trois et quatre minutes (je mets de côté la musique électro qui s’étend sur des heures). Le rock a donc connu une mode de titres extrêmement longs. Certains artistes en ont fait leur marque de fabrique, comme Deep Purple, et d’autres ont voulu s’y essayer par pure expérimentation. Cette tendance de morceaux qui pouvaient atteindre les dizaines de minutes est issue de l’expansion et l’universalisation du rock progressif. Le rock progressif est un style de rock orchestré, inspiré d’une multitude de genre mais principalement de musique classique, parfois présent dans un univers psychédélique. L’album A Night At The Opera de Queen ou encore The Wall de Pink Floyd sont de bons exemples de rock progressif. Ce style est particulièrement détesté par les rockeurs “natures” ou de la “vieille école”. Le mouvement punk a d’ailleurs rejeté en bloc toute forme de rock progressif pour revenir a un rock simple, dur et brute, sans superflu. Quoiqu’il en soit, tous les morceaux longs ne sont pas de pures créations progressives et des groupes sont parvenus à écrire de petites perles que je nommerais “classic rock” dépassant largement les cinq minutes.

1- November Rain – Guns’N’Roses 8’57

Le clip de November Rain est sorti 1 an après l’album Use Your Illusion I a connu un franc succès.

November Rain figure sur le deuxième album studio des Guns’N’Roses, Use Your Illusion I, sorti en 1991. D’une durée approximative de 9 minutes, les Guns nous offrent une ballade sentimentale (presque niaise) teintée de deux solos de guitare de Slash d’une virtuosité impressionnante. Clairement et volontairement orchestré, ce morceau peut rappeler sous bien des aspects les choeurs de Queen dans Bohemian Rapsody, et l’instrumentation excessive pourrait nous faire oublier que l’on a affaire aux impulsifs Guns’N’Roses. Souvent critiqué par les experts comme une oeuvre mégalomaniaque fondée par un ego sur-dimensionné, il est très bien reçu par le public. De plus, le clip qui l’accompagne fut des plus demandés sur MTV. November Rain marque nettement une rupture avec les “old” Guns’N’Roses : on les entend moins violents, plus réfléchis sur la composition. C’est dans le même esprit qu’a été écrit Estranged d’une dizaine de minutes, présent sur l’album Use Your Illusion II.

Le son par ici : Guns N’ Roses – November Rain

2- Shine On Your Crazy Diamonds (part I-V) – Pink Floyd 13’31

Wish You Were Here est le neuvième album studio des Pink Floyd, sorti en 1975.

Attention, chef d’oeuvre intergalactique ! Extrait de l’album Wish You Were Here parut en 1975, Shine on… est un concentré de psychédélisme pur et planant, dans lequel flottent les accords hypnotiques de Gilmour. D’une beauté remarquable, la mélodie semble simple et timide mais elle est en réalité extrêmement recherchée. On se laisse volontiers bercer par les langoureux et flegmatiques solos de guitare, sur un fond de clavier reposant. Enfin, le saxophone sur la fin, accentue un effet jazzy/groovy à tomber par terre. A écouter au casque pour maximiser les effets sur le cerveau.

Le morceau entier là : Pink Floyd – Shine On Your Crazy Diamonds (part I-V)

3- Lazy – Deep Purple 7’25

Deep Purple en concert au Japon en 1972, pour le Machine Head Tour. Ils en ont fait un album live intitulé “Made In Japan”.

Faire du blues supercosmique quelque part dans l’Univers, c’est un peu l’image qu’on a quand on écoute Lazy de Deep Purple. Figurant sur l’album Machine Head sorti en 1972, ce titre est à la fois spatiale et psychédélique mais renvoie clairement aux sources du rock’n’roll du fin fond de l’Ouest américain. Jon Lord, incroyable au clavier, égale sans difficulté le solo de guitare affriolant de Ritchie Blackemore. On distingue un riff entêtant qui donne un rythme tout au long du morceau, décomposait lui, en plusieurs mouvements. Remarquable et efficace, tout le talent des Deep Purple est là : la virtuosité des musiciens, la voix incroyable de Ian Gallin, la diversité des instruments… Sept minutes, c’en est presque pas assez !

Lien de la chanson ici : Deep Purple – Lazy

4- Stairway To Heaven – Led Zeppelin 8:01

L’excellent album Led Zep IV, paru en 1971, fait parti de la Discothèque rock idéale de Philippe Manoeuvre.

C’est dans la lignée “Bilbo le Hobbit”, et autres fantasmes Tolkien, que Led Zeppelin a écrit Stairway To Heaven, long de huit minutes et décomposé en trois mouvements. Proche de la ballade, limite berceuse, la voix calme de Robert Plant est accompagnée par une guitare acoustique et Ô surprise ! par une flûte traversière. Le délire flûte de Pan et arbre vivant est à son comble. Mais dans ce morceau où tout est question de crescendo, Jimmy Page nous offre un retentissant solo, devenu un incontournable de son répertoire, et irradie totalement l’esprit de base du titre. Bien qu’il ne soit pas le meilleur morceau des Led Zeppelin et relève sans doute plus de l’expérience psychédélique des années 70, Stairway To Heaven reste un bien joli morceau, d’une écriture complexe et d’une géniale créativité.

L’escalier vers le paradis c’est ici : Led Zeppelin – Staiway to Heaven

Parce qu’on aime :

  • L’époustouflante version live de Lazy des Deep Purple au Japon en 1972 ici !
  • Le morceau Estranged des Guns’N’Roses, long de presque 10 minutes, par !
  • Il existe une version complète de 25 minutes de Shine On Your Crazy Diamond, le lien ici.

Les Shaka Ponk aux Victoires de la Musique

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Vendredi 8 février, les Shaka Ponk ont reçu une Victoire de la Musique pour le meilleur concert/spectacle/tournée de l’année. Leur énergie et leur qualité de performers ont eu raison de Camille et Thomas Dutronc, nommés dans la même catégorie.  Par la même occasion, ils ont interprété sur le plateau de France 2, I’m Picky extrait de leur album The Geeks in the Jerkin’Socks devant un part terre de spectateurs particulièrement enthousiastes. Frah, le chanteur pas tout à fait remis de sa blessure datant de son dernier concert à Bercy, commence sa performance assis, une atèle à la jambe droite, aux côtés de Samaha, la chanteuse. Mais bien vite, tous deux ne peuvent tenir en place. et terminent le morceau bien debout, Frah imitant le singe. De quoi rassurer tout le monde sur sa santé, et surtout les fans pour qui certains concerts ont été reportés depuis Janvier.

Parce qu’on aime :