Lazaretto – Jack White : espiègle et chevronné

Jack WhiteJack White reprend Jay-Z, Jack White rejoint Beck sur scène, le label de Jack White lance une maison d’édition, Jack White reprend Jimi Hendrix, Jack White fait la gueule au Chicago Cubs Game. Bref ! Jack White est partout.
Et si après les White Stripes, les Dead Weathers, son album solo Blunderbuss, et ces cinglantes paroles sur l’industrie musicale et sur les Black Keys, vous vous demandez encore pourquoi il fascine tant, la réponse est peut-être sur son dernier album.

Le Peuple Du Rock Webzine

Le 10 juin, après une longue campagne de com’ on ne peut plus travailler, et des mois d’attente, Jack White, a.k.a le maître du rock moderne sortait son dernier album, Lazaretto. Depuis une semaine, les critiques sont presque unanimes : Lazaretto est un excellent album, il repousse les limites de la création et force le NME à poser la question sur sa Une de la semaine dernière « Jack White : Genius or Madman ? » (Génie ou Fou ?). Question légitime quand on voit à quel point le musicien se donne du mal pour, à la fois innover et faire parler de lui : idée du vinyle Ultra, avec des morceaux surprises cachés, record du single le plus rapide du monde (enregistré, pressé, distribué en 3h21!),  déclarations arrogantes sur Meg White et The Black Keys, clip visuellement très réussi pour le hit Lazaretto… Mais pour ce qui est de la musique…

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Petite dédicace à Philippe Krier

Video

La nouvelle chaîne de Canal +, D8, a relancé le télé-crochet La Nouvelle Star en cet hiver 2013, avec un casting toujours plus incroyable ! Et pour vous le prouver, je citerai, un nom un seul : Philippe Krier. Ce jeune rockeur sorti de nulle part enchaîne les succès sur le plateau. De nulle part ? Vraiment ? En réalité, Philippe Krier est le guitariste du groupe encore méconnu appelé Bakstage Rodéo ! Vous avez sûrement déjà entendu un de leur morceau “Who Said You Need To Play Music to be Rock’n’roll” dans une vidéo de Norman fait des vidéos, (ce célèbre podcasteurs que l’on ne présente plus). Cette joyeuse bande de rockeurs français originaires de Metz a récemment fait le buzz avec leur vidéo ‘It’, prodigieusement réalisé ! De plus musicalement, Backstage Rodeo produit un son pop-rock qui tâche, loin d’une virtuosité très étonnante, mais sans pour autant être déplaisant, bien au contraire !

Et parce qu’on aime :

  • Le site officielle Backstage Rodeo c’est par!
  • La petite vidéo de Norman avec Backstage Rodeo en fond musical, juste ici !
  • Le morceau “Who Said You Need…” on l’a, here !
  • Et une chouette performance de Philippe Krier, vous pourrez la regarder si vous cliquez sur le dollar là, juste là : $ ! 

Bonus : Boucles d’oreilles mediator

Un petit accessoire DIY (Do It Yourself ou Fais le toi-même pour les anglophonophobes) 100% rock’n’roll et super facile à faire !

Les boucles d’oreilles médiator ! Vous pouvez en acheter en magasin mais ça revient à cher pour un bijou aussi simple à réaliser soi même, bien qu’il nécessite un fraiseuse à ongles éléctrique.

Ici, j’ai utilisé des médiators (ou plectre) en plastique “Jim Dunlop” dénichés dans une boutique de musique à 50 centimes pièce. Les petits bouts métalliques ont été prélevés sur une paire de boucles d’oreilles que je ne mettais plus. Une petite vidéo tuto pour illustrer tout ça c’est par !

 

Note : Mes excuses pour mes piètres qualités en montage vidéo…

C’est plutôt chouette non ?

Si vous avez le courage et l’envie de faire des bijoux médiator, vous pouvez envoyer des photos, pour voir ce que ça donne via mon twitter : https://twitter.com/JulietteAXL

Shaka Ponk : la consécration.

Shaka Ponk en concert, en 2012 (de g. à dr. CC, Steve, Frah, Samaha, Ion, Mandris)

Shaka Ponk en concert, en 2012 (de g. à dr. CC, Steve, Frah, Samaha, Ion, Mandris)

Les Shaka Ponk. Un nom de groupe peu commun, pour une musique peu commune. En 2003, en Allemagne, alors que les boys band ont remplacés la post-punk, et que le rap connaît un essor impressionnant, François et Cédric, deux amis d’origine française décident de créer un groupe de musique mêlant tous les genres. A l’image de Gorilllaz, groupe fictif et virtuel du chanteur de Blur, ils créent une mascotte, Mr Goz, en image de synthèse qui deviendra à la fois leur emblème et leur drapeau. Leur slogan : We R Shk Pnk, You R Little Monkeyz. Plus que de faire de la musique, les Shaka Ponk ont réussi à créer une sorte “d’armée” de fans.  De leur premier contrat avec des labels allemands, à leur premier album Loco Con Da Frenchy Talking sorti en France en 2006, ils ont beaucoup avancé. Mais c’est avec le titre My Name is Stain extrait de leur dernier album en date The Geeks and the Jerkin’ Sock dans les bacs depuis 2010 que Shaka Ponk gagnent le succès. C’est même la consécration : une victoire de la musique en 2010, première partie des Guns’N’Roses en juin 2012, un concert est prévu en Janvier 2013 à Bercy, et ils partagent la une du numéro de Rock’N’Folk de Décembre 2012 avec Skip The Use.

Une de Rock&Folk de décembre 2012, avec Skip The Use (de g. à dr. Frah, Samaha, chanteur des Skip)

Une de Rock&Folk de décembre 2012, avec Skip The Use (de g. à dr. Frah, Samaha, chanteur des Skip)

Mais cela n’a pas été toujours rose pour eux. En ne revendiquant aucun style en particulier, ils ont eu d’abord beaucoup de mal à percer auprès du public, et trop de maisons de disques les ont refusé, jugeant leur musique trop audacieuse. Rock punchy, électro alternatif, ou encore rock expérimental, les adjectifs sont nombreux pour qualifier un genre qui n’existe pas. En 2012, à Arras lors du Main Square Festival, Frah (surnom de François, chanteur) résume en quelque mots, leur “traversée du désert” dans le monde de la musique devant un par terre de spectateurs en délire : “10 ans de galère, ça valait vraiment le coup !” S’ensuivent des applaudissements à ne plus finir, des cris et des mains levées. Car, une des grandes forces des Shaka Ponk, est leur performance scénique à couper le souffle. Après 10 ans d’existence et d’albums qui mériteraient d’être plus connus, ils ont su avec The Geeks and the Jerkin’ Socks,  toucher un public plus large tout en gardant leurs fidèles Little Monkeys, les fans de la première heure. C’est peut être l’un des rares groupes qui est parvenu à continuer de faire ce qu’ils aiment, sans basculer à la manière de Maroon 5, dans la production massive de hits et de singles, qui se ressemblent tous plus les uns que les autres. Chapeau bas aux Shaka Ponk qu’il me tarde de revoir très vite sur scène pour un concert des plus endiablés et énergiques qui soit. 

Critique du “Roman du Rock” de Nicolas Ungemuth

Rétrospective subjective du meilleur et du pire dans l’histoire du rock, d’après Nicolas Ungemuth.

Sixties adulées, Queen détesté et Duran Duran laminé! Voilà ce à quoi peuvent s’attendre ceux qui connaissent Nicolas Ungemuth de réputation seulement. A l’origine du très subversif et subjectif classement des 40 pires groupes de l’histoire du Rock incluant U2, Queen et Police, ce fameux rock-critic  a longtemps travaillé pour Rock & Folk aux côtés de Philippe Manoeuvre, le rédacteur en chef. Il se fait alors, un nom dans le journalisme rock grâce une plume à la fois provocatrice et contrastée. Néanmoins, dans son livre, Le Roman du ROCK, on découvre un homme passionné par les sixties mais aussi par le punk des années 90 (Radiohead, Pixies…). Philippe Manoeuvre y écrit une préface très intéressante, un avant goût succulent du contenu à venir. Le livre en lui même est une série de portraits des multiples groupes de rock que Nicolas Ungemuth affectionne particulièrement, comme les Rolling Stones, Bob Dylan ou Nick Drake. Il consacre notamment un très gros chapitre passionnant sur les Kinks. Dans ce livre, on y trouve aussi une réflexion sur des mouvements musicaux comme le punk, le heavy metal (la tare du rock selon Ungemuth) et surtout sur l’avenir du rock en général.

Cet excellent ouvrage demande une certaine culture de base sur le rock. Si tel n’est pas le cas, vous vous retrouverez à taper les noms des groupes et des artistes sur Google! De plus, Nicolas Ungemuth, en journaliste rock averti, emploie un vocabulaire musical riche et extrêmement concis qui n’est pas à la portée de tous. Vous risquerez aussi de vous ennuyer si vous n’avez jamais écouté Paul Weller ou Nick Cave. Moi même, j’ai du faire des recherches approfondis sur des artiste que je ne connaissais que de nom. J’ai d’ailleurs fait des (re)découvertes impressionnantes, comme Lou Reed, ou David Bowie dont je ne connaissais que les “pires” titres d’après Ungemuth (Let’s Dance par exemple …)

Même si ce bouquin est un concentré de bonne culture musicale, et presque un indispensable pour les passionnés de rock, je mets un bémol sur l’avis très présomptueux que l’auteur peut avoir sur des groupes tels que Queen et Deep Purple bien que ce soit prévisible. Il assassine aussi littéralement Muse. Fana du groupe en question abstenez-vous : ce livre est un hommage au “bon vieux rock’n’roll” des années 50 à fin 90 pas une ode à la future jeunesse (inexistante pour l’instant) du rock. Sur ce point là, quitte à passer pour une rabat-joie aigrie et rétrograde, je suis bien d’accord avec Monsieur Ungemuth.

Le Roman du Rock, Nicolas Ungemuth, préface par Philippe Manoeuvre, Editions du Rocher 2012.