#209 – Ride On

 

 

Ma toute première collaboration avec les beaux gosses de Let’s Rock Today a été publié ce midi ! Je vous raconte Ride On by AC/DC par ici >> #209 – Ride On.

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Let there be rock !

      La première chose sur laquelle je désirais m’exprimer dans ce blog est le rapport très intime que j’entretiens avec la musique. Qu’est-ce que la musique en réalité ? Que signifie-t-elle pour moi ? La réponse est simple, elle est le point d’orbite de ma vie entière. Tout ce que je vois, ce que je fais et surtout ce que j’entends est en lien avec la musique. Ma première expérience musicale fut l’année de mes 8 ans je pense : mon père, que j’ai toujours vu la guitare à la main, passait un morceau de Deep Purple dans la voiture alors que nous rentrions de Boulogne-sur-mer, Lazy de l’album Machine Head. Ma seule réaction fut de demander à mon père pourquoi le chanteur se mettait à chanter seulement au bout de quatre minutes. Je le vois encore rire, et sans répondre il tentait de reproduire les accords de Smoke on the Water de la main droite, la gauche occupée à tenir le volant. Car oui, la relation que j’entretiens avec la musique provient justement de la relation que j’ai avec mon père. Et cela, je ne l’ai compris que trois ans après avoir écouter de mon plein gré du Rock encore inconnu à mes oreilles. En 2010, déjà séduite par les riffs d’Angus Young et auto-destinée à un beau mariage avec ce dernier, je tombe sur une playlist Deezer d’un parfait étranger, intitulée : Best guitar solo. Intriguée et curieuse je n’hésite plus. Le premier groupe qui sort du lot par la longueur de son nom et par le nombre d’apostrophes qu’on y trouve est les Guns’N’Roses. Difficile de faire plus tape-à-l’oeil comme nom de scène. Sans parler du titre qui le suit : Sweet child o’ mine; d’ailleurs il m’inspire : c’est joli, ça sonne bien, en plus “sweet” ça fait fille, c’est mignon et ça veut dire bonbon en anglais. Je clique donc sur le titre en question. Et dès l’intro, -car c’est bien l’intro qui à chaque fois que j’entends ce morceau m’électrise le corps tout entier- je tombe des nues. Cette chanson, n’avait rien de mignon, de girly et n’avait certainement pas le goût de bonbon. C’était mieux. C’était pire. Aujourd’hui, il m’est forcé de reconnaître que les Guns’N’Roses ne sont pas des génies de la musique, ni les musiciens les plus performants de l’Histoire du rock (Jimi Hendrix et Jeff Beck en sont les preuves irréfutables) mais à l’époque, alors que je nageais encore dans l’ignorance la plus totale en ce qui concernait le rock’n’roll, j’étais persuadée d’être tombée sur le plus grand morceau de tous les temps. Et quand bien même, ayant écouté Whole Lotta Love de Led Zeppelin ou Whish You Were Here de Pink Floyd, je ne me lasse pas du flamboyant solo de Slash qui mérite amplement son statut de Guitar Hero.

Clip vidéo de Sweet Child’o’Mine par les Guns’n’Roses – 1988

C’est donc depuis ce jour-là, que je ne cesse de m’intéresser à tout ce qui passe par la musique en particulier par celle que nos parents et grands parents écoutaient. Car, je dois avouer être quelque peu déçu de la qualité des chansons que la radio, autrefois promotrice de nouveaux talents, nous force à écouter. Mais ce n’est plus vraiment de sa faute. Le rock aujourd’hui n’a plus rien de subversif, il appartient à la génération de nos aïeux. Parce que, comme le dit si bien Nicolas Ungemuth : “La force du rock, c’est sa jeunesse. […] Aujourd’hui, le rock est vieux.”* Ce journaliste rock a presque brisé mes rêves de critique musical. Mais j’ai donc décidé, à travers ce blog, mais surtout plus tard, à travers le travail que je souhaiterais faire, donner un second souffle au rock d’antan, le faire découvrir aux jeunes générations, leur faire aimer comme moi je l’aime.

L’objectif premier n’est pas d’écouter de la vieille musique avec nostalgie, mais au contraire de l’écouter avec une oreille moderne, neuve, et surtout jeune. 

L’enfant vaudou.

Le Roman du Rock, Nicolas Ungemuth , éditions du Rocher 2012.